Guides de trading

Que noter dans un journal de trading

Note trois choses pour chaque trade : le plan avant l'entrée (setup, entrée, stop, objectif, taille), les faits après la sortie (prix, frais, résultat en euros et en R), et une phrase honnête sur le respect ou non du plan. Ces champs répondent à presque toutes les questions qu'une revue posera.

Les champs essentiels, en une seule liste

Voici une liste de champs que tu peux copier. La première colonne indique quand remplir chaque champ, parce que le moment compte autant que le contenu : un stop écrit après le trade n'est pas un stop.

QuandChampPourquoi il mérite sa place
Avant l'entréeDate, heure, symbole, long ou shortL'identité de base du trade
Avant l'entréeNom du setup (dans une liste fixe)Permet de regrouper et de comparer les trades
Avant l'entréeEntrée, stop, objectif prévusDéfinit 1R et ton rendement/risque
Avant l'entréeTaille de position et risque en eurosMontre si tu as dimensionné selon tes règles
Avant l'entréeRaison, en une ligneSépare un plan d'une impulsion
Après la sortiePrix d'entrée et de sortie réelsMesure le slippage par rapport au plan
Après la sortieFrais et commissionsPetits par trade, gros sur une année
Après la sortieP&L net et multiple de RUn résultat comparable quelle que soit la taille
Après la sortiePlan respecté ? (oui / non)Souvent le champ le plus révélateur à suivre
Après la sortieUne phrase honnêteLa leçon, avec tes propres mots

Si tu utilises un tableur, notre page tableur de journal de trading transforme ces champs en colonnes avec formules. Ce guide porte sur ce qu'on y met et sur la façon de bien le rédiger.

Avant le trade : le plan

Les champs d'avant-trade sont ceux que la plupart des traders sautent, et ceux qui comptent le plus. Sans eux, ton journal peut te dire ce qui s'est passé, mais jamais si tu as fait ce que tu voulais faire.

Écris le nom du setup à partir d'une courte liste fixe. Trois à six noms suffisent pour commencer ; tu pourras scinder un setup plus tard si tu remarques deux comportements différents à l'intérieur.

Écris le stop sous forme de prix, pas « si ça paraît faible ». La distance entre l'entrée et le stop vaut 1R, l'unité dans laquelle chaque résultat est mesuré. Calcule ensuite la taille de la position à partir de cette distance : taille de position = (compte × risque %) ÷ |entrée − stop|, arrondie à l'inférieur. Le calculateur de taille de position le fait en une étape.

Enfin, écris l'objectif et vérifie le rendement/risque. Si l'objectif est plus proche que le stop, il te faut un taux de réussite élevé rien que pour atteindre l'équilibre ; le calculateur de ratio risque/rendement donne le taux de réussite d'équilibre pour n'importe quel ratio.

Un exemple chiffré, champ par champ

Voici une fiche complète, avec les calculs détaillés pour que tu puisses les vérifier.

Remarque que le multiple de R n'utilise que des prix : il est donc le même que tu aies tradé 10 actions ou 1 000. C'est pour cela que c'est le bon chiffre pour comparer les trades. Tu peux le vérifier avec le calculateur de multiple de R.

Pour trois autres fiches complètes, dont un short perdant et un trade sur options, consulte les exemples de journal de trading.

Après le trade : les faits

Remplis les champs d'après-trade avec des faits, pas des opinions. Note l'entrée et la sortie réelles, pas celles prévues ; l'écart entre les deux est ton slippage, et sur quelques mois il peut devenir un coût réel.

Note les frais de chaque trade, même s'ils sont faibles. Les traders actifs découvrent souvent que les commissions et les spreads expliquent une part surprenante de l'écart entre résultats bruts et nets.

Marque ensuite plan respecté par un simple oui ou non. N'accepte pas « à peu près ». Si tu as déplacé le stop, augmenté la taille ou fermé trop tôt sans qu'une règle te le dise, la réponse est non. Avec le temps, cette seule colonne explique souvent plus que toutes les autres : compare le R moyen des trades « oui » à celui des trades « non », et le coût de tes entorses aux règles devient un chiffre.

C'est en saisissant tout cela à la main que la plupart des journaux s'arrêtent. Une application de journal qui importe les exécutions depuis ton courtier peut remplir pour toi les colonnes de prix, de taille et de frais ; TradeGreen se connecte en lecture seule à plus de 20 courtiers et calcule le R, le taux de réussite et le facteur de profit par setup, si bien que tu n'écris que le plan et la note.

Comment écrire une note qui t'apprend quelque chose

La note est le seul champ qu'un ordinateur ne peut pas remplir. La plupart des notes sont inutiles parce qu'elles décrivent le marché au lieu du trader. Compare :

Note faibleNote utile
Marché agité.J'ai pris une cassure un jour de range ; ma règle dit d'éviter les cassures quand la première heure reste dans le range de la veille.
Pas de chance, stoppé.Le stop était 3 centimes sous un niveau évident ; la prochaine fois, le placer au-delà du niveau et réduire la taille.
J'ai été gourmand.Gardé au-delà de l'objectif parce que le mouvement paraissait fort ; rendu 0,8R. Aucune règle ne le permet.
Bon trade.Attendu la confirmation comme prévu ; entrée 10 centimes moins bonne mais trade plus propre.

Une bonne note nomme une action précise et, idéalement, la règle qu'elle a suivie ou enfreinte. Si tu écris la même note trois semaines de suite, elle est devenue une règle à ajouter à ton plan de trading.

Des champs facultatifs à ajouter plus tard

N'ajoute un champ que si tu as une question à laquelle il répond. Quelques-uns que les traders trouvent utiles :

Résiste à l'envie de tous les ajouter d'un coup. Chaque champ supplémentaire est une raison de plus de sauter une fiche un jour chargé.

Ce qu'il faut laisser de côté

Un journal bien tenu ne garantit pas de meilleurs résultats. Il te donne des informations exactes sur ton propre comportement, la donnée de départ dont dépend toute amélioration.

Questions fréquentes

Que noter chaque jour dans un journal de trading ?

Pour chaque trade : le setup, l'entrée, le stop, l'objectif et la taille prévus avant d'entrer ; les prix réels, les frais, le résultat net et le multiple de R après la sortie ; si tu as respecté le plan ; et une phrase précise sur ce que tu as fait.

Faut-il noter ses émotions dans son journal de trading ?

Si tu le fais, note-les avant de connaître le résultat, sur une échelle simple. Les émotions écrites après coup ont tendance à être expliquées par l'issue du trade, ce qui les rend moins utiles comme données.

Ai-je besoin de captures d'écran dans mon journal de trading ?

Elles sont facultatives mais utiles, parce qu'elles montrent à quoi ressemblait le graphique au moment de la décision plutôt que ce dont tu te souviens. Beaucoup de traders n'en ajoutent que pour les trades perdants et les entorses aux règles.

Quel est le champ de journal le plus négligé ?

Plan respecté, par un simple oui ou non. Comparer les résultats des trades où tu as suivi tes règles à ceux où tu ne l'as pas fait montre souvent le coût des écarts de discipline plus clairement que n'importe quel autre chiffre.

Comment noter un trade sur options dans un journal ?

Note les contrats, le strike, l'échéance, la prime et le multiplicateur ×100, et définis ton stop sur la prime ou sur le sous-jacent. Calcule ensuite le R de la même façon que pour des actions, pour que les résultats sur options et sur actions restent comparables.

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